ATELIER (MOTOCO)
BÂTIMENT 75
13 RUE DE PFASTATT
68200 MULHOUSE
anne.immele@gmail.com
+33 6 99 73 81 80
Memento Mori
But the Clouds
Ein See ist immer ganz in der Naehe
L'Agrandisseur
Biennale Photo de Mulhouse

Les jardins du Riesthal /

ENG : This series is about an allotment garden (or community garden) and in particularly about a land parcel which I take care of with my family and friends. The history of the allotment gardens in Europe is closely connected with the period of industrialization and urbanization during the 19th century when a large number of people migrated from the rural areas to the cities. Today, most allotment gardens are on land owned by the municipality which rent it to an association, this is the case for the Riesthal Gardens. To preserve allotment gardens as something that is available for all kinds of people, the association gives each member a plot of land for a very low coast.
Bringing together citizens from different social classes and origine, the Riesthal Gardens allows social diversity around the sharing of a common desire: building a garden and growing its fruits and vegetables. The way to cultivate and grow vegetables (the relationship to this parcel of nature) varies a lot according to the methods of the plot holders.
Each piece of land is a microcosm that everyone cultivates and arranges as they wish, within the limits of the authorized regulations, specific to allotment gardens forcing food cultivation, prohibiting the only decorative dimension, with an obsession with control, order, rigor. While the majority of gardens meet these standards, some are abandoned, while a minority try more alternative cultivation methods (organic, sustainable, permaculture). The photo series documents the evolution of the nature on our plot but also the way in which other members organize living things in their land parcel.
Each garden shows a relationship with the living world. Many gardeners try to have a perfect control of their culture, protecting their vegetables from all diseases, seeking productivity. For our part, in the collective adventure of our land parcel, we let nature act, overflow into a moving garden, in constant re-configuration thanks to wandering plants that are so beneficial to insects.
Part of the photographs is linked to summertime and children's games. Thus the series relates the time of childhood in the gardens.The pleasure of the time spent in these gardens is the best way to transmit knowledges about the growth of plants and a benevolent attention to all species that sustain life.

FR : Cette série en cours témoigne de l’histoire d’un site réunissant des jardins familiaux (auparavant appelés jardins ouvriers) et tout particulièrement de la parcelle n° 100 dont je m’occupe avec ma famille et des amis. Les photos documentent l’évolution de la nature sur le site, elles revêtent une dimension sensorielle liée au temps des étés et des jeux d’enfants. Ainsi la série relate le temps de l’enfance dans les jardins, considérés comme une sorte de paradis perdu.
Réunissant des classes sociales différentes, le site du Riesthal (Sud de l’Alsace) permet une mixité sociale autour du partage d’un désir commun : celui de réaliser son jardin et de cultiver ses fruits et légumes. La relation à la nature et à la culture diffère selon les parcelles. Chaque lopin de terre est un microcosme que chacun cultive et agence à sa guise, dans les limites du règlement autorisé, propre aux jardins-ouvriers obligeant la culture alimentaire, interdisant la dimension uniquement décorative, avec une obsession de la maitrise. Si la majorité des jardins répondent à ces normes, certains sont laissés à l’abandon, quand une minorité s’essaient à des modes de cultures plus alternatifs, ou à la permaculture. Ainsi notre jardin est passé d’un terrain nu à un havre luxuriant et riche d’une grande diversité de plantes, d’arbres et d’arbustes.
Le rapport au jardin rend visible notre rapport au monde vivant. De nombreux jardiniers tentent d’avoir une maitrise parfaite de leur culture, protégeant leurs légumes de toutes les maladies, cherchant la productivité. Pour notre part, dans l’aventure collective de la parcelle numéro 100, nous avons laissé la nature agir, déborder dans un jardin en mouvement, en constante re-configuration grâce aux plantes vagabondes si bénéfiques aux insectes (comme la bourrache, nigel, roquette sauvage, orties…), nous avons laisser les plantes dites sauvages cohabiter avec les plantes cultivées. La dimension écologique d’un tel projet est primordiale. Le plaisir du temps passé dans ces jardins est le meilleur moyen de transmettre des gestes de culture, de rapport à la terre aux générations futures.

BACK
< PREV.
NEXT >