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Memento Mori
But the Clouds
Ein See ist immer ganz in der Naehe
L'Agrandisseur
Biennale Photo de Mulhouse

Les jardins du Riesthal

Cette série en cours témoigne de l’histoire d’un site réunissant des jardins familiaux (auparavant appelés jardins ouvriers) et tout particulièrement de la parcelle n° 100 dont je m’occupe avec ma famille et des amis. Les photos documentent l’évolution de la nature sur le site, elles revêtent une dimension sensorielle liée au temps des étés et des jeux d’enfants. Ainsi la série relate le temps de l’enfance dans les jardins, considérés comme une sorte de paradis perdu.
Réunissant des classes sociales différentes, le site du Riesthal (Sud de l’Alsace) permet une mixité sociale autour du partage d’un désir commun : celui de réaliser son jardin et de cultiver ses fruits et légumes. La relation à la nature et à la culture diffère selon les parcelles. Chaque lopin de terre est un microcosme que chacun cultive et agence à sa guise, dans les limites du règlement autorisé, propre aux jardins-ouvriers obligeant la culture alimentaire, interdisant la dimension uniquement décorative, avec une obsession de la maitrise. Si la majorité des jardins répondent à ces normes, certains sont laissés à l’abandon, quand une minorité s’essaient à des modes de cultures plus alternatifs, ou à la permaculture. Ainsi notre jardin est passé d’un terrain nu à un havre luxuriant et riche d’une grande diversité de plantes, d’arbres et d’arbustes.
Le rapport au jardin rend visible notre rapport au monde vivant. De nombreux jardiniers tentent d’avoir une maitrise parfaite de leur culture, protégeant leurs légumes de toutes les maladies, cherchant la productivité. Pour notre part, dans l’aventure collective de la parcelle numéro 100, nous avons laissé la nature agir, déborder dans un jardin en mouvement, en constante re-configuration grâce aux plantes vagabondes si bénéfiques aux insectes (comme la bourrache, nigel, roquette sauvage, orties…), nous avons laisser les plantes dites sauvages cohabiter avec les plantes cultivées. La dimension écologique d’un tel projet est primordiale. Le plaisir du temps passé dans ces jardins est le meilleur moyen de transmettre des gestes de culture, de rapport à la terre aux générations futures.

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