ATELIER (MOTOCO)
BÂTIMENT 75
13 RUE DE PFASTATT
68200 MULHOUSE
anne.immele@gmail.com
+33 6 99 73 81 80
Memento Mori
But the Clouds
Ein See ist immer ganz in der Naehe
L'Agrandisseur
Biennale Photo de Mulhouse

JARDINS DU RIESTHAL

Jardins du Riesthal
By Anne Immele
Text by Jean-Christophe Bailly in French and English
and by Corinne Maury
Editor : mediapopeditions
Graphic design : Anne-Lise Broyer

Octobre 2022
20 cm x 23 cm
Hard cover, 128 pages + 1 booklet
Printed at Escourbiac
Normal edition 30 €
And 130 € for the limited numeroted edition with an original analog print (picture 16cm x 16 cm on a 18 cm x 20cm Ilford warmpaper)
PRÉ-ORDER HERE



COMMANDER JARDINS DU RIESTHAL
ENG : "The community garden’s function as shelter and retreat culminates here all the while affording us the space to reevaluate our escape within these surroundings. Fig leaves lay about grass where the sun forms a clear patch, smoke rises from the garden next door, landscape fabric over pallets form an involuntary Zen garden, brushwood, piles of brushwood, fleeting bouquets, ephemeral still lifes." Jean-Christophe Bailly
FR :  La fonction d’abri ou de repli du jardin ouvrier est ici portée à son comble, mais comme au sein d’une glissade qui nous permettrait à chaque fois de soupeser la quantité d’évasion induite par les choses. Des feuilles de figuier au dessus d’une herbe haute où le soleil forme une tache claire, une fumée qui monte dans le jardin d’à côté, une parcelle où des voiles protecteurs retenus par des planches forment une sorte de jardin zen involontaire, des broussailles, quantité de broussailles, de provisoires bouquets, d’éphémères natures mortes, tout le temps répandu". Jean-Christophe Bailly, EXTRAIT DE "UNE LONGUE ÉLONGATION DU TEMPS" texte inédit écrit suite à sa visite des jardins du Riesthal.
Le livre est accompagné d'un écrit de Corinne Maury, en voici deux extraits : "Le travail photographique d’Anne Immelé souligne des situations spatiales où les corps se sont naturellement arrimés au jardin. Dans ces portraits, le visage n’est ni le centre ni le pivot d’une incarnation solitaire. Son regard photographique fixe un être-au-monde kinesthésique, où le corps s’implante, porte ses pas, vadrouille avec une vigueur audacieuse. Tirer, nicher, se tenir : toujours le corps triomphe de mobilité, de vitalité, même quand il se tient dans un songe méditatif. Être au lieu, c’est expérimenter l’effervescence d’un mouvement, emporté et différé, dont le propre est de s’établir, de sentir l’obstination du sol sous ses pieds. Dans le jardin du Riesthal, les corps prennent appui, siègent dans la confiance, grandissent dans l’assurance des parcours. Avec peu de chose, du bois, de la ficelle, l’enfant bâtit un monde, délimite son territoire, invente des adversaires, fluidifie l’imaginaire. Espace remarquable et incomparable, le jardin partagé récite une histoire des tempéraments de l’enfance où s’égrène dans l’intervalle du temps une alliance avec le terrain. Lieu de somnolences fringantes, il est celui avec qui la trêve est possible. Le sommeil ne fuit pas, plutôt il s’alanguit, il s’engourdit sagement." (.../...) "Représentée dans les arts comme un emblème de longévité et de résistance, la figure de l’arbre incarne souvent l’infatigable croissance… Au départ de la série photographique, un pêcher vacillant est presque submergé par une marée d’herbes folles. En clôture de l’ouvrage, le fruitier affaibli apparaît cette fois-ci dans un contre-champ. Un tronc-pilier, faisant office de canne, soutient le corps fragile prêt à basculer et à s’échouer sur le sol herbeux. Anne Immelé repère l’alliance de l’arbre avec les autres espèces végétales alentour, celles que l’on ne remarque pas car elles sont des discrétions passagères. Ce coin de parcelle à la densité buissonneuse et hérissée rend d’autant plus voyante la présence filiforme du pêcher. Presque anémié, l’arbre paraît avoir accompli sa vie, il se présente à la fois vénérable et vulnérable. La parcelle du Riesthal est un capharnaüm tolérant, où se serrent sans étouffer les graminées et les fruitiers de toutes sortes. Le geste photographique saisit la lumière de la pagaille et renforce le parmi. »
Corinne Maury est réalisatrice, Maître de conférence en cinéma à l’Université de Toulouse. Elle a publié plusieurs ouvrages aux éditions Yellow Now dont "Habiter le monde, "Éloge du poétique dans le cinéma du réel", "Béla Tarr", ou "Jeanne Dielman, 23, quai du commerce, 1080 Bruxelles de Chantal Akerman"
BACK
< PREV.
NEXT >